Mardi 6 avril - Isola (Slovénie) @ Shoto Klub

Devant la maison de Tizio, Sonik se fait beau

Après une nuit troublée par les multiples pets et rots très sonores des américains, mais ayant fait tout de même beaucoup de bien, décollage en douceur pour la Slovénie. On prend le temps de prendre une bonne douche et un café bien serré. Tiziano est parti taper sur ordi la liste de notre matos. Cette liste nous est nécessaire pour passer sans encombre la frontière italo-slovène. En attendant midi, Sonik, Mitch, Fred et moi allons faire un tour dans le bourg. On s'arrête dans le premier bar et commandons un verre de vin blanc. De grandes flûtes de vin blanc pétillant, genre Clairette de Die ou Vouvray, nous sont servies ainsi que quelques amuse-gueules. Un type dans le bar nous reconnaît et paie la tournée : c'est le père de Tiziano. On lui remet ça vite fait et retournons chez Tiziano manger quelques pates avant de partir. En début d'après midi on décolle vers la Slovénie. Isola est situé de l'autre côté de la frontière italienne, près de Trieste, au bord de la mer adriatique. On passe la frontière en ayant fait tamponner notre feuille de description de matos et on arrive rapidement à Isola. Le GPS qui nous a grandement servis jusqu'alors est inefficace ici puisque nous n'avons pas le CD nécessaire pour la Slovénie. Commence alors la galère pour trouver ce putain de Shoto Klub. On sait à peu près où ça se trouve mais impossible de le trouver. Toutes les personnes à qui l'on demande la localisation du club n'en connaissent pas l'existence.
On finit par appeler le type (après une manoeuvre spectaculaire de Joe avec la remorque pour ressortir d'un petit chemin) et on arrive vers 20h. Effectivement les indications dont nous disposions ne nous auraient pas permis de trouver. Le Shoto Klub (club d'en bas) est situé en bas d'une colline au bord de l'eau. Ca m'a fait penser au Yacht Club de St Cast (22 Power !!!). L'endroit est superbe, la salle sympathique et une chambre à coucher attenante a été récemment terminée. 9 places de couchage entassées dans moins de 10 m2, sacrée performance. On dine un plat de polenta accompagné de haricots rouges en sauce qui nous cale largement. Les types nous servent en plus quelques toasts délicieux jambon-fromage en fin de repas. Pendant notre repas, un concert d'un groupe de grosse merde américaine est projeté sur un écran géant dans le bar. On monte ensuite le matos et entamons le concert assez tard devant une dizaine de personnes (je crois qu'il n'y a eu que 9 entrées payantes). C'est assez marrant et bizarre à la fois de jouer devant si peu de monde. Pour un plan de dernière minute ça se comprend mais ça fait quand même beaucoup de kilomètres parcourus et d'energie dépensée. Hella enchaîne avec un très bon set, amputé du dernier morceau très noise de la fin. On rencontre 3 italiens venus de Trieste qui nous disent jouer dans le groupe September 10th, et que l'on retrouvera au Festival 8mm à Castelfranco dimanche prochain.

Joe lutte pour faire tenir la grosse caisse de Zac sur scène

On laisse les américains sur place et décidons d'essayer d'aller boire un coup en ville. Mission difficile à priori car nous sommes en semaine et qu'il n'y a pas grand chose d'ouvert, surtout qu'il est déjà pas loin d'1h du mat'. Après avoir hésité à rentrer dans une boîte du camping située pas loin, on s'aventure en centre ville. Un taxi nous dit qu'il existe un seul endroit où boire un coup : la Dolce Vita. On rentre alors dans le bar qui s'avère être une boîte. On se colle tous les 6 au bar situé dans un coin de la boîte. On commande une bière (pas donnée du tout : 5€ pièce) et au bout de quelques instants une minette s'avance sur un podium situé de l'autre coté de la boite. Elle entame alors une danse que l'on peut qualifier de sexy; elle termine en effet avec un unique string. Elle est ensuite rapidement remplacée par une seconde qui doit avoir aussi chaud que la précédente puisqu'elle ne garde que son string. Des entraineuses viennent ensuite faire consommer les quelques clients de la boîte. Fred le plus exposé d'entre nous (car assis au bout du bar) est accosté par une roumaine qui lui demande elle aussi un verre à boire. Malheureusemnt pour elle, notre cher Fred refuse de lui accorder sa faveur et elle nous quitte sans histoire. Gilles vite gagné par le démon de la danse tient difficilement sur son siège. Après 2 autres bières, on quitte la boîte et regagnons le Shoto Klub pour y crécher. Tom et moi choisissons de rester dans le camion pour éviter les désagréments odorants et sonores américains